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Il n'y a rien de plus difficile que de présenter un DJ.

L'unique moyen, c'est d'écouter sa musique tout au long de ses mixes, essayer de le cerner, de le comprendre par les sons qui sortent des disques joués. Après cela, vous comprendrez les différentes variations et nuances qui se font sentir lors de ses sets en soirée.

Ricardo a commencé sa carrière très tôt et c'est dès 1987 qu'il se montre derrière des platines dans des soirées privées et underground. A ce moment là, le son qui nous venait des Etats-Unis était très nouveau, peut-être même trop pour la plupart des jeunes. Pas pour Ricardo. La Acid-House faisait fureur un peu partout en Europe et commençait à venir en Suisse. Attiré depuis toujours par la musique électronique, ses premiers pas dans le mix ont bien entendu été dans ce style très bizarre et étrange. Des sons mélancoliques, répétitifs, parfois agressifs pour les oreilles, mais très planant ! Des petites soirées s'organisaient un peu partout et sans grand moyens. Il suffisait d'un chalet ou une petite salle, quelques lumières et du son. Surtout le son ! On ne se donnait pas de pseudo, le plus important était d'avoir de la musique et de danser sans se soucier de savoir qui la jouait... On était entre amis. C'était ça l'ambiance des premières soirées !

Avec le temps, ce nouveau son envahi l'Europe entière et s'y implanta. Des artistes du vieux continent y ont donné une touche plus personnelle, plus européenne... Les sons devenaient plus agressifs, plus méchants, plus rapide. Des sons qui venaient d'Allemagne et des Pays-Bas plus particulièrement. C'était la belle époque du hardcore, gabber et autre techno très lourde et puissante qui faisaient bouger les foules venues de partout. Chaque week-end se passait en soirée accompagnée de cette musique. Et les DJ prenaient un malin plaisir à aligner des disques toujours plus "hard". Ricardo faisait partie de ces DJ qui jouait pour le plaisir du public. Ses premières expériences avec un public d'inconnu a été lors d'afters-after. Les premières en Suisse. Puis ce fut les raves dont les fameuses Gladiators et dans plusieurs soirées du Jura Bernois et Neuchâtel.

Ne se prenant pas du tout au sérieux, Ricardo est resté dans ce monde underground sans se soucier, sans se donner d'importance. Il jouait pour le public, pour lui, pour que la nuit dure et ne soit pas ennuyante. Il ne jouait pas les hit-parades, mais des disques trouvés au fil de multiples recherches afin d'aligner des sons qui devenaient sans cesse plus étranges et spéciaux. C'est avec le temps qu'il en est arrivé à jouer une musique très technologique, très rythmée et tribale. Commençait alors sa période alternée entre techno et trance. Tantôt sa musique était très monophonique mais envoûtante et emportant tout sur son passage, tantôt elle était mélodieuse mais avec cette lourde rythmique qui marquait les temps. Elle était devenue plus calme et posée, à l'inverse de celui qui la jouait. Il ne tient pas en place et n'hésite pas faire bouger le public et bouger lui-même avec. L'Unit Club de Bienne, le Sphynx de Martigny et d'autres clubs de diverses régions l'ont accueilli plusieurs fois pour des soirées qui ont laissé des traces positives dans l'esprit du public.

Aujourd'hui il s'est confirmé dans ce style variant mélodie et gros son pour devenir celui de DJ Akira!